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L’après-midi astrologique - Psychologie des profondeurs

Inscription obligatoire



Je visite mon inconscient en quête de mes archétypes


Le samedi 14 décembre de 14 h 00 à 15 h 30 à La Wantzenau


- De nouveau ce rêve étrange Alice ?

- Oui père, je tombe dans un trou noir et puis je vois d’étranges créatures

- Quel genre de créatures ?

- Je vois d’abord un dodo, puis un lapin qui porte un gilet, un chat qui sourit

- J’ignorais que les chats souriaient

- Moi aussi, et il y a aussi une chenille bleue

- Une chenille bleue, Alice !

- Vous croyez que j’ai perdu la tête ?

- J’en ai bien peur, oui ! Tu es déboussolée, tu es devenue folle…

  mais je vais te dire un secret : les gens les plus exceptionnels le sont.


Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll



Quelle est cette partie de moi-même que j’ignore ?

















Par définition ce qui est dans l’inconscient est inconscient !


Existerait-il des méthodes, en dehors de la psychanalyse, des rêves et de l’hypnose pour nous ouvrir les portes de notre inconscient ? Des méthodes non seulement efficaces, mais sûres et sans danger, car il ne s’agit pas d’aller n’importe où n’importe comment.


Stéphanie Fink & Pascal Patry vous invitent à participer à cet atelier pour parler de ces méthodes et vous proposer des exercices initiatiques qui vous permettront ensuite d’aller plus loin. En effet, la tarologie et l’astrologie sont deux autres méthodes pour aller sonder nos profondeurs.


• Car quel est l’avantage de se connecter à son inconscient ?


En psychanalyse, le fait de ne pas être connecté à son inconscient témoigne d’une situation névrotique plus ou moins pathologique. « C'est à cause de la distance qui existe entre l'inconscient et le cons­cient que les symptômes névrotiques éclatent » dira Sigmund Freud.


Être loin de son inconscient avec sa partie consciente n’est pas spécialement agréable à vivre : Frustration, besoin, insatisfaction, mécontentement, vague à l’âme, insatiabilité inassouvissement, sentiment d’incomplétude, sont des mots qui conviennent très bien à une situation à symptomatologie névrotique.


Alors l’inconscient ne pouvant plus se manifester au travers du conscient va se manifester à notre insu par des gestes et des mouvements incontrôlés, des maladresses, des actes manqués, des oublis, des lapsus, des rêves et des manifestations pathologiques. On rate un étage dans l'ascenseur parce qu’on a appuyé sur le mauvais bouton, on va à la poste alors qu’on voulait récupérer le gamin à l’école et au pire on l'oublie dans la voiture avec 40°dehors…


En psychanalyse la symptomatologie névrotique apparaît lorsque le Surmoi écrase le Ça.


Or, le Ça, c’est justement ça que l’on cherche, car dans le Ça se trouve le réservoir premier de notre énergie psychique — « Du point de vue économique, le ça est pour Freud le réservoir premier de l’énergie psychique ; du point de vue dynamique, il entre en conflit avec le moi et le surmoi qui, du point de vue génétique, en sont des différenciations ». ?


Quand cette énergie est écrasée et bien il se passe ce qu’il y a écrit ci-dessus : le Surmoi écrase le Ça.


Mais que se passerait-il si ce Ça (complètement inconscient) qui est notre réservoir psychique premier venait à faire rompre le Surmoi qui l’écrase dans la névrose, comme on ferait rompre un barrage ? Et bien ce Ça s’engouffrerait dans la conscience que nous avons de nous-mêmes, c’est-à-dire de notre Moi. On passerait de la situation A à la situation B (ce qui reviendrait « à rêver tout éveillé » et à ne plus savoir faire la différence d’avec la « réalité »). C’est pourquoi le titre de l’œuvre de Lewis Carroll s’intitule : Alice au pays des merveilles ! Nous essayons tous de nous souvenirs de nos rêves, il ont tant à nous dire, à nous apprendre sur nous-mêmes. Conseil bibliographique





Voici un témoignage qui se trouve dans le livre de Jean Claude Maleval - La forclusion du Nom du Père, collection Champ Freudien aux éditions du Seuil et qui montre ce qui se passe lorsque la barrière du Surmoi ne protège plus le moi parce que le Ça s’y engouffre :


« Il n'y avait plus de différence entre le plein et le vide. Les paradoxes se conjoignaient, les contraires s'équivalaient, j'avais accès à l'être des choses, le ciel et l'enfer n'étaient plus qu'un, j'étais aussi légère qu'une plume et aussi compacte qu'un bloc. Ce n'était pas seulement le désir, c'était une ouverture de l'être. À un moment, j'ai ouvert les yeux, j'ai vu une chaise, ce n'était plus une chaise banale, je la comprenais de l'intérieur, je touchais au divin, à une connaissance absolue dans l'instant. Je percevais les liaisons de toutes choses. J'avais accès à l'unité. Je pouvais prévoir l'avenir. Ça augmentait toujours. Je me demandais jusqu'où ça allait aller. L'énergie est montée jusqu'en haut, jusqu'à la tête, alors ce n'était plus moi, mon ego s'est dissous. Mais l'expérience n'a pas été jusqu'au bout, l'énergie n'est pas sortie, je n'ai pas pu laisser mon corps. »


Nous ne pouvons pas nous empêcher de mettre en rapport avec ce témoignage les paroles de Rudolf Steiner dans son cycle de conférences : Vie intérieure, mort et immortalité.


« Non, le monde de l’esprit n’est pas vécu comme le monde extérieur. L’expérience consiste à plonger dans les choses et les entités du monde de l’esprit avec tout son être, non à les avoir seulement en face de soi. On se dit alors : Tu les perçois en te répandant en elles en quelque sorte, et tu perçois ce qui est en elles sous la forme des images que tu contemples. — On sent que toute perception est en même temps une recréation ; on se ressent perpétuellement agissant. C’est pourquoi cet éveil du monde des pensées imaginatives est comparé à une sorte de mimique spirituelle. On s’arrache au corporel par son élément d’âme-esprit, mais le psychique-spirituel s’active sans cesse, descend dans les processus du monde spirituel et imite ce qui vit en eux en tant que forces ; on se sent relié aux êtres autant que le serait par exemple dans le monde physique quelqu’un qui saurait deviner ce qui vit en un autre, et qui serait en empathie avec lui au point que sa propre physionomie exprimerait le chagrin de l’autre, ou la joie de l’autre. C’est ainsi que l’on vit en son âme-esprit ce que d’autres vivent, et que l’on devient soi-même l’expression de ce vécu. Par son propre jeu de physionomie spirituelle, on traduit soi-même l’essence des choses ».


Et le témoignage ci-dessus est bien celui d’une personne qui traduit l’essence d’une chaise, qui dit en comprendre l’intérieur, qui plonge avec son être psycho-spirituel dans la réalité divine du monde [je touchais au divin]. Voilà pourquoi Carl Gustav Jung, dans sa conception du SOI, dit que les opposés s’annihilent. Fusion du monde visible et invisible.


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Tout est question d’équilibre : entre un éloignement de l’inconscient qui nous coupe de nous-mêmes et de notre réalité psycho/spirituelle et la fusion avec notre inconscient qui nous donne accès à l’Être du Monde, il faut garder la bonne distance.


Mais on l’aura compris : il faut quitter la symptomatologie névrotique pour « aller vers la psychose », car comme me l’écrivait mon professeur de psychanalyse : « La psychose, c’est la réalité »*. Sauf que lorsque cette réalité n’est pas conceptualisable, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas être mise en concept et en représentation, et bien il s’installe un discours que l’on qualifie de psychotique et qui donne l’impression d’être en face de quelqu’un qui délire. Si la personne du témoignage ci-dessus avait dit : « je suis dans la chaise, je vis à l’intérieur de la chaise », nul doute que nous nous serions sérieusement interrogés sur son esprit. Or, le psychotique « ne délire » pas, il n’arrive pas à trouver les mots devant la réalité qui est dorénavant la sienne. Mais qui est aussi la réalité du névrotique, mais ce dernier l’ignore parce qu’il est coupé de son inconscient, de son Ça.


Le chemin de l’Homme est donc une bataille sur l’obscurité de son inconscient (névrose) pour y trouver la lumière (« psychose »). Mais une psychose qui sait mettre des mots sur l’expérience de l’indicible : « je touchais au divin, à une connaissance absolue dans l'instant. Je percevais les liaisons de toutes choses. J'avais accès à l'unité ».


« Le principal travail du héros est de remporter la victoire sur le monstre de l'obscurité : c'est la conquête de la conscience sur les territoires obscurs de l'inconscient. Jour et lumière sont synonymes de conscience ; nuit et ténèbres le sont de l'inconscient.

Et Dieu dit : Que la lumière soit ! »


Paul Diel


Et n’oublions pas que Carl Gustav Jung, Psychiatre, a conceptualisé la notion du Soi. Que ce Soi est l’ultime quête de l’homme dans sa propre réalisation. Que dans le Soi il n’existe plus de dualité.


Réécoutons ce que dit la personne dans l’exemple ci-dessus : « Il n'y avait plus de différence entre le plein et le vide. Les paradoxes se conjoignaient, les contraires s'équivalaient, j'avais accès à l'être des choses, le ciel et l'enfer n'étaient plus qu'un. »


Quelques paroles de Carl Gustav Jung :


« Plus on prend conscience de soi-même, grâce à la connaissance que l'on acquiert petit à petit, et grâce aux rectifications de comportement qui en découlent, plus s'amincit et disparaît la couche de l'inconscient. »


« La réalisation du Soi n'est pas une action égoïste ni une dépersonnalisation de soi-même. Elle est une réponse à l'aspiration informulée de la personnalité totale, qui groupe le conscient et l'inconscient afin que soient comblés les déficits et les lacunes obscurément perçus ».


« Le Soi représente aussi le but de la vie et, à ce titre, il est l'expression la plus complète de cette combinaison du destin que l'on appelle un individu ».


Paroles d’Alain Delauney :


Selon Carl Gustav Jung, l’individuation psychique repose sur un conflit entre deux puissances qu’il nomme Éros (l’effort vers la totalité, le désir de l’âme d’accomplir sa véritable fin) et Phobos (le recul, l’inertie, l’angoisse paralysante devant l’inconnu et l’inconscient). Née de ce conflit, l’individuation est un processus inconscient qui se joue entre le moi (la personnalité limitée dans l’espace-temps) et le Soi (la totalité psychique consciente et inconsciente).


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Important : Avant de participer à cet atelier vous pouvez nous fournir par mail vos données de naissance : Date de naissance : jour/mois/heure et lieu de naissance. Toutes les informations sont sous le sceau du secret professionnel.


Nous vous donnons rendez-vous le (date à venir).


Place limitée à 8 personnes.

Participation : 50 € par personne


Pour vous inscrire à notre atelier, contactez Stéphanie ou Pascal : Contact



* Hors psychose pathologique telle que psychose paranoïaque, bouffées délirantes, délire du schizophrène, etc.

Quelle est cette partie de moi-même que j’ignore ?

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