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Quête de soi et chemin de vie - I



Nous nous référerons à Alain Delauney, chercheur au collège international de philosophie pour nous parler de la quête de soi et du chemin de vie. Nous rappelons que d’autres auteurs méritent d’être cités : Carl Gustav Jung, Rudolf Steiner, Dane Rudhyar, Carl Rogers et tant d’autres qui nous ont ouverts à la compréhension du parfois difficile chemin de vie.


Nous n’oublions pas non plus les grands pédagogues qui ont aidé les enfants à devenir des adultes sains et matures : Jean-Jacques Rousseau, Heinrich Pestalozzi, Friedrich Fröbel, Paul Robin, Francisco Ferrer, Rudolf Steiner, John Dewey, Ovide Decroly, Maria Montessori, Anton Makarenko, Adolphe Ferrière, Roger Cousinet, Célestin Freinet, Alexander S. Neill, Carl Rogers.


La quête de soi ne peut pas être dissociée du concept d’ombre tel que Carl Gustav Jung nous en donne l’analyse. Ce concept d’ombre se retrouve aussi ailleurs dans la littérature. Chez Rudolf Steiner il prend le nom de Gardien du seuil. D’autres auteurs parlent du dragon. Peu importent les noms qu’on donne à ce concept, il est inhérent à la nature humaine. Nous en donnerons à la fin du texte quelques exemples.


Avant de développer et sous forme d’introduction, nous citons Michel Delbrouck dans son ouvrage psychopathologie, p. 372 :



La vérité de ta personne est prisonnière de ton Ombre ; c’est de l’Ombre que tu devras te dégager.

Il faudra te plonger en toi-même sans complaisance ; avoir « des oreilles pour entendre, et des yeux pour voir ».


Ainsi, la prise de conscience de ta multiplicité t’engagera sur la voie de ton unité.


Il te faudra passer sur l’Autre Rive. Terre étrangère que tu crois hostile parce que tu ne la connais pas. C’est l’autre versant de toi-même que tu feins d’ignorer. L’Ombre, c’est la face obscure de toi-même qui attend d’être aimée, afin qu’elle te révèle ses ressources.


Mais le passage sur l’Autre Rive, c’est l’épreuve.


Le prix que tu devras payer au passeur, c’est la mort de l’ego.


Ton ego devra mourir, afin que tu renaisses à ce que tu es véritablement.


Attention, un grave danger te guette, car l’ego puissant et malin peut tout récupérer à son profit pour sortir renforcer de l’épreuve. Le grand danger est l’intellectualisation, qui te barrera le passage. Tu croiras passer, mais tu resteras sur la même rive, prisonnier de tes illusions, tu te croiras arrivé. La véritable épreuve ne peut te conduire que vers une très grande humilité, et vers beaucoup d’humour.


Je te propose d’ajouter aux Béatitudes : « heureux ceux qui savent rire d’eux-mêmes, car ils n’ont pas fini de s’amuser ». Humour et humilité sont les signes d’une véritable et profonde évolution, humilité et humour sont indissociables du véritable Amour, sans oublier la joie ! La joie, c’est l’émerveillement devant l’inexprimable qui nous envahit au moment où nous ne l’attendons pas.


C’est la grâce qui nous est offerte gratuitement dans un instant d’éternité.


Le plaisir s’achète. La joie est un don.


La joie et la création d’un espace intérieur de fécondité de lettres, ou le sujet qui nous habite peut exister pour se donner. La joie est liée à notre capacité de briser les chaînes de l’ego pétrifié. « La joie est cette capacité que l’homme a à s’inventer » nous dit le Rabbi Nahman de Braslav.


La joie est l’orgasme du cœur.




Pour la connaissance symbolique, l’ombre apparaît comme une réalité lourde de toutes les angoisses humaines.


Le pays de la mort est éprouvé comme le royaume des ombres. Sans être confondue avec l’âme, l’ombre lui est liée.


Aussi, dans de nombreuses cultures des interdits entourent ce phénomène : ne pas marcher sur l’ombre d’autrui, ne pas jouer avec l’ombre de quelqu’un ou de soi-même.


L’ombre est comme un double du corps, qui le relie à l’âme. Ce qui explique que celui qui vend son âme au diable perd son ombre. D’une façon plus menaçante encore, l’ombre symbolise une présence insaisissable et anonyme qui obsède.


Cette angoisse peut se manifester par le sentiment d’être suivi ou d’être observé. L’ombre participe de l’invisible, du caché, du menaçant. Aussi, nombreuses sont les légendes où le passage vers l’inconnu est porte d’ombre. Symbolisant la latence, l’ombre sera perçue comme un « trou » dans le continu habituel du temps. Elle marque une suspension temporelle d’où tout peut surgir pour engloutir le sujet.


Ce symbolisme, qui fait de l’ombre le seuil de l’inconnu, semble lié à la propriété étrange qu’a l’ombre de s’agrandir et de se rétrécir. Le passage vers l’invisible se découvre dans le mouvement de l’ombre. Dans de nombreuses cultures, midi, l’heure de l’ombre la plus courte, est l’heure dangereuse où les mondes tangibles et intangibles se chevauchent, et où s’entrouvre le passage sur l’au-delà. Pendant un instant, les formes réelles, les contours et les ombres se confondent.


L’ombre est ainsi liée symboliquement à la question des rapports de la forme et de sa réalité sensible. Dans le mythe de la caverne, Platon reprend en ce sens ce symbole de l’ombre-illusion. C’est également pourquoi, selon Henry Corbin, les représentations symboliques du monde suprasensible (miniatures persanes, icônes) sont dénuées d’ombre.


Mais l’ombre est tout autant une réalité symbolique à valeur bénéfique : la pénombre est le lieu propice à la méditation et le symbole de la sagesse cachée. Dans le taoïsme, le chemin du sage est celui qui se dessine à la limite de l’ombre et de la lumière. Sage est celui qui sait épouser les changements continuels du monde sublunaire, où ombre et lumière s’alternent.


Carl Gustav Jung a interprété le symbolisme de l’ombre comme la manifestation consciente d’un archétype majeur du processus d’individuation. La confrontation avec sa propre ombre constitue la première épreuve pour le moi. Dans les rêves, l’ombre peut apparaître comme un personnage sombre, menaçant, au visage caché. Certains tableaux de Chirico l’illustrent parfaitement, où seule une ombre laisse deviner la présence angoissante d’un personnage qui se tient hors champ. Mythologiquement, l’archétype de l’ombre est souvent représenté sous l’image d’un mur qui bloque toute avance d’un héros ou l’emprisonne dans un dédale menaçant.


Regarder le visage caché, amener dans le champ le personnage qui s’y dérobe, combattre un monstre qui garde le passage vers l’autre côté du mur ou qui se cache au cœur du labyrinthe, ces gestes expriment la nécessité psychologique de reconnaître et d’intégrer une face cachée et inacceptable de soi. Dans le processus analytique de rencontre avec soi-même, l’ombre est le premier aspect de l’inconscient.


Dans l’œuvre de C.G. Jung, l’archétype de l’ombre recouvre plusieurs réalités psychologiques inconscientes.


L’ombre peut désigner le psychisme obscur, le flux subconscient qui, incessamment, nous habite, sans que nous y prenions la moindre garde, et comme indépendamment de nous. Elle manifeste une sorte de désappropriation de soi, un « oubli » des processus qui traversent la vie intérieure. En ce premier sens, l’ombre constitue la totalité indifférenciée de ce qui, à l’intérieur du psychisme, résiste à l’attention consciente. Moi habituel (« on parle »), machine automatique efficace (« on agit »), fantôme dans la machine (« on pense »), corps muet (« on vit »), telle peut se présenter l’ombre. Non pas le ça, mais plutôt le « on » : une subjectivité vague, anonyme, un oubli de soi, une inertie psychique. Admettre une telle dimension d’absence de sa propre vie, de ses propres sentiments, actes, pensées, humeurs, mouvements, etc., est quasi impossible pour le moi, qui s’affirme et s’affiche seul maître à bord du psychisme.


L’ombre peut correspondre à l’ensemble des défauts que présente nécessairement toute personnalité et que le moi refuse de reconnaître comme siens. Les mécanismes de défense de l’ego vis-à-vis de ces traits inacceptables sont multiples :


par minimalisation — banalisation (ce n’est pas bien grave), généralisation (tout le monde le fait), déculpabilisation (ça ne fait de mal à personne), faux aveu (ce que j’ai pu être bête), fatalité (c’est mon caractère) ;


par rejet plus ou moins violent — extériorisation (ce n’est pas de ma faute), projection (c’est la faute à), distance (comment peut-on faire cela ?), négation (ce n’est pas moi qui ait pu faire cela) ;


par jugement négatif sur soi — mortification et autopunition, censure ou ostentation. En ce second sens, l’ombre recouvre tout ce que nous ne voulons pas être, tout ce que nous n’admettons pas en nous, surtout ce que nous ne voulons pas que les autres voient en nous.


L’ombre peut symboliser encore le pôle psychique inférieur de la personnalité. Elle correspond alors à la part de soi-même que les normes de l’adaptation sociale et l’obligation de faire des choix de vie nous ont contraint de laisser immature et inaccomplie. Elle se laisse deviner bien souvent par des comportements infantiles qui tranchent sur le reste de la personnalité. L’ombre est une partie vivante de la personnalité, mais elle n’a pas été vécue avec bonheur et épanouissement. Elle n’a pas été reconnue et mise en valeur, elle s’est développée hors de la clarté du conscient et du vécu habituel.


Selon Jung, la première étape du processus analytique revient à regarder son ombre, à l’accepter comme soi-même, puis à voir en elle des aspects positifs. La reconnaître, c’est se donner les moyens de se connaître. En effet, au cœur de l’ombre se révèle une présence à soi, un autre regard sur soi et sur le monde. Rendu plus humble, le moi découvre en son obscurité « une certaine qualité d’attention » à tout ce qui advient. « Par assimilation de l’ombre, l’homme acquiert en quelque sorte un corps » — il peut alors seulement expérimenter l’opacité que nous sommes à nous-mêmes. En devenant consciente, l’ombre « est intégrée au moi, ce par quoi l’homme se rapproche de la totalité. La totalité n’est pas la perfection, elle est l’intégralité de l’être ».


Nous faisons part du concept d’Ombre chez Rudolf Steiner : Le petit gardien du seuil, suite à la phrase de Carl Gustav Jung : « Nous sommes ce couple de jumeaux, dont l'un est mortel et l'autre immortel, qui sont toujours ensemble et qui pourtant ne peuvent être totalement réunis. Les processus de métamorphose cherchent à nous rapprocher de cette relation intérieure ; mais la conscience éprouve des résistances parce que l'autre en nous paraît étranger et effrayant et, comme nous ne pouvons pas nous habituer à l'idée de ne pas être l'unique maître dans notre propre maison, nous préférerions n'être jamais que notre « moi » et rien par ailleurs. Nous sommes confrontés avec cet ami ou ennemi intérieur et, il dépend de nous qu'il soit pour nous, un ami ou un ennemi.

C. G. Jung


Le petit gardien du seuil :


Les rencontres avec le « Gardien du Seuil » sont des expériences de grande importance qui accompagnent l'entrée dans les mondes supérieurs. En réalité, il n'y a pas un seul « Gardien du Seuil », mais deux : un « petit », et un « grand ». Le premier se présente à l'homme lorsque les liens qui unissent le vouloir, le ressentir et le penser dans les corps subtils (astral et éthérique) commencent à se séparer, ainsi qu'on l'a décrit au chapitre précédent. Quant au « grand Gardien du Seuil », l'homme le rencontre quand la rupture de ces liens atteint aussi les organes physiques du corps, notamment et en premier lieu le cerveau.


Le « petit Gardien du Seuil » est un être autonome. Il n'existe pas pour l'homme qui n'a pas encore atteint le stade de développement où on le rencontre. On ne peut décrire ici que quelques-unes de ses caractéristiques essentielles.


Nous essaierons tout d'abord de représenter sous une forme narrative la rencontre de l'élève en occultisme avec le Gardien du Seuil. Cette rencontre vient l'avertir que chez lui le penser, le ressentir et le vouloir échappent à leur coordination primitive.


Un être fantomatique, effrayant, se tient devant l'élève. Celui-ci a besoin, pour en soutenir la vue, de faire appel à tout ce qu'il a pu acquérir de présence d'esprit et à sa confiance dans l'excellence du chemin qu'il suit vers la connaissance.


Voici approximativement comment le « Gardien » révèle le sens de son être : « Jusqu'ici, tu as été guidé par des puissances qui étaient invisibles à tes yeux. C'est par elles qu'au cours de tes existences antérieures, chacune de tes bonnes actions a eu sa récompense, chacun de tes méfaits ses suites fâcheuses. Sous leur influence, ton caractère s'est édifié, marqué par tes expériences et tes pensées. Elles ont décidé de ton destin. Elles ont déterminé la part de joie ou de souffrance qui devait t'échoir à chacune de tes incarnations d'après ta conduite dans tes vies antérieures. Elles ont régné sur toi sous forme de la loi universelle du karma. Ces puissances vont renoncer maintenant à une part de leur domination sur toi, et le travail qu'elles accomplissaient va être remis en partie à tes soins.


De rudes coups du destin t'ont frappé jusqu'ici et tu ne savais pas pourquoi. C'était la suite d'une action nuisible accomplie par toi dans une existence précédente. Parfois aussi tu as rencontré le bonheur et la joie et tu les as accueillis. C'était là également un effet d'anciennes actions. Dans ton caractère, il y a bien des beaux côtés, bien des taches hideuses ; tu as créé toi-même les uns et les autres par tes actes et tes pensées antérieures. Jusqu'ici tu as connu les effets sans voir les causes. Mais elles, les puissances karmiques, ont scruté toutes tes actions passées, tes pensées, tes sentiments les plus secrets et elles ont déterminé d'après cela ton être actuel et le cours de ta vie.


« À présent vont se révéler à toi tous les bons et tous les mauvais côtés de tes incarnations précédentes. Ces causes étaient jusqu'ici tissées dans ta propre nature ; elles étaient en toi et tu ne pouvais les voir, de même qu'avec ton œil physique tu ne saurais voir ton cerveau. Maintenant tout ce passé se détache de toi-même et se dégage de ta personne. Il prend une forme autonome, que tu peux regarder comme tu vois les pierres et les plantes dans le monde extérieur. Et moi-même, je suis l'être qui s'est façonné un corps avec tout ce qu'il y a en toi de noble ou de vil. Mon apparence fantomatique est faite des dettes que tu as contractées et qui sont consignées dans le livre de ta vie. Jusqu'à maintenant, tu m'as porté en toi sans me voir. Cet aveuglement fut heureux pour toi. Car la sagesse d'un destin qui t'était caché a pu ainsi travailler à ton insu à effacer les taches hideuses dont tu vois en moi les vestiges. Maintenant que je suis sorti de toi, cette sagesse cachée t'a également abandonné.


Désormais elle ne se souciera plus de toi. Elle remet sa tâche entre tes mains. Il faut que je devienne un être parfait et splendide, sans quoi je tomberais en perdition. Si ce malheur m'arrivait, je t'entraînerais avec moi dans un monde obscur et déchu. Pour éviter cette calamité, il faut que ta propre sagesse soit assez grande pour prendre sur elle la tâche dont s'acquittait auparavant la sagesse cachée qui t'a abandonné. Lorsque tu auras franchi le seuil que je garde, je resterais constamment, visible, à tes côtés. Quand tu feras quelque chose de mal, tu percevras aussitôt ta dette en ce que ma forme en sera altérée de manière terrible, démoniaque. C'est seulement quand tu auras réparé

toutes tes erreurs passées et seras assez purifié pour que le mal te soit devenu impossible, que mon être se revêtira d'une radieuse beauté et pour le plus grand bien de ton activité future, je pourrai m'unir à toi pour ne plus former avec toi qu'un seul et même être.


« Mais mon seuil est cimenté par les craintes et les appréhensions que tu ressens encore devant l'entière charge de toi-même, l'entière responsabilité de ta conduite, de ta pensée. Tant que tu redoutes d'avoir à diriger toi-même ta destinée, le Seuil n'a pas encore tout ce qu'il faut pour que tu le franchisses ; tant qu'il y manque une pierre, tu dois rester devant ce Seuil ou te heurter à lui ; tu ne passeras pas. N'essaie pas de le franchir avant d'être entièrement affranchi de la peur et prêt à te charger de la responsabilité suprême.


« Jusqu'à présent, je ne sortais de toi que quand la mort mettait fin à l'une de tes courses terrestres. Même à ce moment, toutefois, ma figure te demeurait voilée. Seules m'apercevaient les puissances qui veillaient sur ton destin. D'après mon aspect elles pouvaient façonner, dans les intervalles qui séparent la mort d'une nouvelle naissance, les forces et les facultés qui devaient te permettre de travailler à ton progrès, dans une incarnation nouvelle en embellissant ma forme. Et c'est aussi mon imperfection qui obligeait toujours ces puissances à te renvoyer sur la terre pour une autre incarnation. À ta mort, j'étais là, et les maîtres du karma décidaient de ton retour sur la terre d'après ce que j'étais. C'est seulement si tu étais parvenu inconsciemment, par la suite de tes incarnations, à me rendre parfait, que les puissances de la mort n'auraient plus eu d'action sur toi ; tu te serais alors fondu en moi, et tu aurais pu entrer ainsi, uni à moi, dans l'immortalité.


« Aujourd'hui, me voici visible devant toi, tel que je fus toujours, invisible, à tes côtés à l'heure de la mort. Lorsque tu auras franchi mon seuil, tu entreras dans les sphères que tu ne connais généralement qu'après la mort physique. Tu vas y entrer en pleine conscience ; et en même temps que tu continueras à évoluer sur terre sous une forme physiquement visible, tu vas évoluer désormais dans le royaume de la mort, c'est-à-dire le royaume de la vie éternelle. Car je suis l'ange de la mort en même temps que je suis l'annonciateur d'une vie éternelle, d'une vie supérieure, intarissable. Vivant aujourd'hui dans ton corps, tu traverseras par moi la mort pour renaître à une existence que plus jamais rien n'anéantira.

« La sphère où tu pénètres va te révéler des êtres de nature suprasensible. La félicité y sera ton partage, mais ta première rencontre dans ce nouveau monde, c'est moi-même, ta créature. Auparavant, je vivais de ta vie propre ; tu m'as éveillé maintenant à une existence autonome et me voici devant toi, juge visible de tes actions à venir, peut-être aussi comme un reproche constant. Tu as pu me créer, mais en même temps tu as pris sur toi la charge de me transformer en un être parfait. »


Ce qui est présenté ici sous forme narrative ne doit pas être considéré comme un symbole, mais comme une expérience des plus réelles pour l'élève en occultisme.


Rudolf Steiner


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Partie II






Stéphanie Fink

Thérapeute


Pascal Patry

Praticien en psychothérapie

Psychanalyste