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L’importance du langage dès la maternelle


Lorsque le jeune enfant entre à l’école, on observe un accroissement très rapide de son vocabulaire. En effet, ses acquis lexicaux augmentent. Il acquiert ainsi des éléments syntaxiques nouveaux et nécessaires à la communication verbale.


Le langage — et ce qu’il évoque — est proche des ressentis de l’enfant, c’est pourquoi l’enfant choisira-t-il tels mots plutôt que tels autres. L’étendue de ses acquis lexicaux est donc très liée à la personnalité de l’enfant, de ses ressentis et de ses capacités d’apprentissage.


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Les mots que l’enfant utilise vont se charger d’affects au fur et à mesure qu’il va les employer. L’enfant pourra ainsi faire émerger son monde émotionnel en relation avec les mots qu’il aura appris. Au fil des jours et du temps, son vocabulaire va s’enrichir de nuances avec parfois quelques maladresses qui font souvent rire l’entourage. On assiste chez l’enfant à une formidable expansion de la pensée qui ouvre à des notions telles que la similitude, la différence, l’opposition, c’est-à-dire à la capacité de jauger et de juger. N’oublions pas que c’est le langage qui structure la pensée.


Le langage sera investi par l’enfant d’autant plus qu’il en ressentira la nécessité du fait de la vie en société. Dans la vie tout le monde utilise le langage pour communiquer des informations, mais aussi des émotions, pour se faire raconter des histoires par papa et/ou maman le soir avant de s’endormir…


Comme nous le voyons, le langage et l’acquisition des mots sont d’une importance capitale dans le développement psychologique de l’enfant. Lorsque l’enfant est en retard dans l’apprentissage du langage et de la lecture tout dans son entourage lui devient difficile. Cela lui demande un effort considérable, de tous les instants, pour comprendre ce qui se passe autour de lui et retenir les codes (capacité à la symbolisation). C’est pourquoi l’enseignement scolaire est basé sur le maniement du langage oral et écrit.


Le manque de maturité dans l’acquisition du langage fait percevoir à l’enfant le monde comme incompréhensible et donc hostile dont il faut sans cesse se protéger par des certitudes. Seul le langage permet d’accéder à une dimension interpersonnelle et donc de communiquer avec les autres. Un manque de langage équivaut donc à une source de violence et un sentiment d’exclusion du système, ce qui génère des enfants qui ont tendance - pour tout de même avoir le sentiment d’être intégré - à utiliser la force, la violence, l’humiliation, par l’instabilité que leur confère un retard de langage.


Lorsqu’apparaissent des troubles du langage, on voit donc apparaître chez l’enfant des troubles psychomoteurs tels que l’instabilité. Cette instabilité empêche à son tour l’enfant de prendre plaisir à son monde environnant. L’instabilité aggrave les troubles du langage et les troubles du langage aggravent l’instabilité.


La réussite scolaire est donc étroitement liée à la parole, au fait de pouvoir se dire et se partager intellectuellement et émotionnellement par le biais du langage.


Cet apprentissage du langage commence déjà chez le nourrisson dans ses rapports avec la mère. En effet, dès les premiers instants de la vie l’enfant est doté de divers systèmes — sur lesquels nous reviendrons — et qui lui permettent d’apprendre et de comprendre extrêmement rapidement.


Enfance

« Il acquiert ainsi des éléments syntaxiques nouveaux et nécessaires à la communication verbale »

« Le manque de maturité dans l’acquisition du langage fait percevoir à l’enfant le monde comme incompréhensible et donc hostile »