Mes deux casquettes

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Mes deux casquettes

Enfance et Parentalité
Publié par Pascal Patry dans Psychothérapie · 25 Août 2021
Tags: Psychothérapie
J’ai  suivi deux formations bien distinctes, mais profondément  complémentaires.

Une formation en astrologie psychologique [+] et une autre formation de praticien en psychothérapie [+].

Les  connaissances issues de ces deux formations, associées l’une à l’autre, me  permettent de mieux appréhender, comprendre et approfondir les différentes  situations que peuvent rencontrer mes consultants ; circonstances de vie dont ils me font part  au cours de nos échanges depuis maintenant plus de 15 ans  d’accompagnement.

Ces  deux formations ont été d’une grande richesse pour moi à travers les  connaissances que j’ai acquises d’une part, mais également à travers toutes les  transformations et les métamorphoses que j’ai pu accomplir en moi d’autre  part. En effet, toute la  philosophie et la sagesse contenue dans mes apprentissages m’ont accompagné  durant toute la durée de ma propre psychothérapie (et m’accompagnent encore).   Psychothérapie de plus de 100 heures, comme le demande l’exercice de la  profession.

Cette  double casquette s’avère être d’une  grande aide pour  les personnes qui souhaitent avancer sur leur chemin de vie lorsqu’elles sont  confrontées à un questionnement X ou Y. Il m’est possible de dire que cette  double casquette est à la fois une  plus-value pour moi sur mon chemin  de vie, mais  également un gain pour la personne qui fait appel à moi.

En  effet, je suis en mesure dans la relation thérapeutique d’explorer à la fois  l’univers psychologique et l’univers psychique associé au thème astral. Ce qui permet d’aller plus rapidement au  cœur du problème et de le gérer dans un temps réduit. D’où un investissement  moins important sur la durée pour la personne qui consulte et des possibilités  de réalisation de soi plus approfondie.

On  peut donc me consulter, selon le choix que fait la personne, soit comme  astropsychologue, soit comme praticien en psychothérapie, soit les  deux.

Lorsqu’une  personne souhaite me consulter uniquement en tant que praticien en  psychothérapie, je sais mettre de côté, dans mon esprit et au cours des  échanges, toute la partie astrologie. Je me focalise dans mon travail uniquement  à partir des données qui sont liées à la pratique du praticien en  psychothérapie. Dans  ce cas l’objectif est de se centrer sur les problématiques du moment et de leurs  causes possibles en lien avec le vécu dans l’enfance. Il va de soi en effet que  les problématiques rencontrées aujourd’hui sont majoritairement consécutives aux  diverses interactions qui se sont produites durant la prime enfance, l’enfance,  voire l’adolescence (cf. psychanalyse, théorie de l’attachement).

C’est  par ailleurs, en thérapie des schémas, le premier travail à entreprendre : «  En quoi ma vie d’aujourd’hui peut-elle être la conséquence de mon vécu antérieur  » ?

Lorsqu’une  personne souhaite me consulter uniquement en tant qu’astropsychologue, il  sera possible en cours d’entretien d’évoquer des éléments du thème  astral.

Cependant,  il s’agit d’un travail psychologique et non pas d’un travail  astrologique.

En  tant qu’astropsychologue, le thème astral est un support pour le travail  psychologique ou  si l’on préfère le thème astral constitue une grille de lecture qui permet  d’accéder au fonctionnement de la psyché.

Il  n’est pas question pour moi de parler à mon consultant de son thème astral et de  ce que peut éventuellement dire l’organisation des planètes qui s’y trouvent. Si  donc, vous souhaitez avoir une lecture de votre ciel de naissance, il est  préférable de consulter un astrologue « tout court ». (À moins que vous ne soyez  en cours de formation en astrologie avec moi, ce qui change la donne).

Par  contre, dans le travail thérapeutique que je propose en tant  qu’astropsychologue, et à l’aide des symboles, il sera possible de faire des  liens entre la vie psychique/psychologique et le vécu. C’est par une écoute attentive corrélée  à ma capacité de lecture d’une carte du ciel que de tels liens sont possibles.   Ces liens, que je fais uniquement lorsque le discours de mon consultant me le  permet, c’est-à-dire qu’il m’y invite implicitement, permettent de générer des  prises de conscience.

Lorsque  je fais un lien par exemple, que je formule généralement sous la forme d’une  question, mon consultant me répondra : « c’est une question intéressante, merci de  me l’avoir posé » ou encore «  je n’avais pas vu les choses sous cet angle-là ».

Ce  questionnement, à partir de liens, prend support à partir de la carte du ciel  qui est uniquement un terrain. En aucun cas, la carte du ciel n’est un voyage.   Le voyage, c’est le consultant qui le fait à partir de l’intérêt qu’il trouve à  mes questions et aux différents angles de vue que je lui propose.  Il n’y a donc aucun déterminisme, aucun  fatalisme, aucune question gênante et sans réponse en sortant du cabinet,  laquelle question viendrait se surajouter à une problématique de  départ. Hors de question « que chez  moi » quelqu’un sort moins à l’aise que lorsqu’il est entré.

De  la sorte, petit à petit, la personne est en mesure de se réajuster elle-même  selon ses propres choix, sa propre volonté, ses propres objectifs de vie par un  élargissement de sa vie consciente (les questions font remonter la vie  inconsciente et l’on sait en psychanalyse que plus la vie consciente est en  relation avec l’inconscient, moins il y a de problèmes, la personne pouvant  s’autogérer, s’autoréguler. A contrario la névrose est un éloignement du pôle  conscient du pôle inconscient).

Mon  rôle en tant qu’astropsychologue n’est donc pas celui d’un pilote d’avion, mais  d’un aiguilleur du ciel.

Je  ne suis pas dans l’inconscient des personnes, mais je les aide à s’y reconnecter  et à y naviguer par elle-même. La bonne question au bon moment est plus  salvatrice qu’un pseudo-bon conseil.

Par  mon positionnement et mon attitude, mon consultant conserve sa capacité à  s’orienter de lui-même dans la vie, selon son intuition, sa logique et ses  sentiments. Il n’y a que, lorsqu’en mon âme et conscience, je ressens un danger  potentiel que je me permets de dire : « ici, à cet endroit précis, il est  peut-être utile de faire attention » !

Maintenant  que j’ai exposé, de manière générale, les deux manières possibles de faire,  celle du praticien en psychothérapie et celle de l’astropsychologue, on  peut comprendre l’intérêt qu’il y a à associer les deux fonctions.

Prenons  un exemple que je vous présente de façon relativement caricaturale, car sinon  cela m’entraînerait dans un développement trop important, qui n’a pas lieu  d’être ici.

Une  personne se présente à moi pour une problématique liée à la vie relationnelle.   En effet, dans sa vie intime, la personne ressent un certain malaise et qu’elle  verbalise au cours de la consultation. Du  point de vue du psychothérapeute, l’exploration se fera à partir des  questionnaires validés scientifiquement.

Il  peut s’agir des questionnaires  et inventaires pour les couples ou des questionnaires et inventaires pour les  familles. Nous avons par exemple (liste non exhaustive) :

•  Communication Patterns Questionnaire (CPQ ; Christensen, 1  988)
•   Dyadic Adjustment Scale (DAS ; Spanier, 1 976)
•  Marital Attitudes Questionnaire - Revised (Pretzer, Epstein et Fleming, 1  991)
•  Marital Communication Inventory (Bienvenu, 1  970)
•   Marital Happiness Scale (MHS ; Azrin, Master et Jones, 1 973) Marital  Satisfaction Inventory (MSI ; Snyder, 1 981)
•   Family Adaptability and Cohésion Evaluation Scale (FACES-III ; Oison, Portner  et Lavee, 1 985)

Ces  questionnaires permettent d’évaluer les pensées dysfonctionnelles : «  qu’est-ce qui me traverse l’esprit lorsque je ressens un malaise dans ma vie  intime » par exemple.

Ces  questionnaires permettent également de décrire  les événements, le fil des idées et des pensées, de faire un travail de mémoire,  de mettre en exergue les émotions déplaisantes.

Les  pensées automatiques sont également évaluées : «  qu’est-ce qui précède mon émotion négative » ou encore «  quelles sont mes croyances personnelles au moment de l’émotion ». Il s’agit  là d’une exploration sur le terrain purement psychologique.

Prenons  maintenant la carte du ciel de cette personne qui verbalise son malaise dans sa  vie intime. Nous y voyons une opposition Vénus / Saturne. Que nous dit la  Tradition astrologique sur un tel aspect ? Eh  bien ! la Tradition nous enseigne que cet aspect provoque de la frustration et  une certaine solitude dans l’union. Il est source d’insatisfaction sur le plan  affectif et social. Saturne symbolise le plomb et Vénus l’amour et la  légèreté.

Il  est donc possible à l’astropsychologue à partir de sa vie du sentiment et au  travers de la signification du symbole, de ressentir que le plomb et la légèreté  de l’amour ne font pas bon ménage ! Surtout lorsqu’ils s’opposent !

Vous  me direz : « tout le monde peut ressentir ça » ! Et je vous dirais oui, tout le monde  peut ressentir ça. À  condition de savoir lire une carte du ciel et de connaître la signification  symbolique des différents éléments de la carte.

Lorsque  l’on pousse plus loin l’investigation grâce à l’astrologie  psychologique et grâce aux divers  systèmes de croyances répertoriés en astrologie (système de croyances qui est  par ailleurs aussi évalué en psychologie, mais de manière différente comme vu  plus haut) on trouve pour une telle opposition Vénus / Saturne la séquence  suivante :

•  La croyance qu’a la personne, du fait de l’énergie de son thème astral, est   : «  personne ne m’aime ».

•  En ce qui concerne la vie de sa pensée induite par la croyance de base, sa  pensée est : «  la vie est morose, je risque d’être seule ».

•  En ce qui concerne sa vie du sentiment consécutive à la pensée : «  je suis triste et abandonné, c’est injuste ».

•  En ce qui concerne son comportement : «  isolement (elle s’isole du fait de  la croyance de base qui est évidemment inconsciente), et  elle “récolte” le rejet des autres et la froideur des contacts » (conséquences de son sentiment de tristesse  et d’abandon). Par exemple une personne qui n’aime pas participer aux fêtes  d’entreprise ou autres.

•  En ce qui concerne le résultat du comportement : «  solitude affective et rejet par les autres » (les autres n’ont pas forcément envie de  s’approcher d’une personne qui s’isole parce qu’au départ elle a la croyance : «  personne ne m’aime »).

•  En ce qui concerne le renforcement de la croyance, au bout du processus, la  personne a dans son esprit de façon plus ou moins consciente : «  personne ne m’aime ».

Le  mal-être qui découle de ce processus concernant la croyance, la pensée, le  sentiment, le comportement et son résultat, orientera la personne, si ce  mal-être empêche vraiment de vivre et d’être bien, vers une démarche de demande  d’aide.

Par  cet exemple, qui je le répète est plus proche de la caricature que des subtilités que l’on trouve dans la  vie réelle, on voit que les deux disciplines, celle de praticien en  psychothérapie et celle d’astropsychologue se complètent parfaitement. Le  praticien en psychothérapie va explorer la partie psychologique du sujet et aura  à sa disposition des outils concrets issus d’études scientifiques pour, au cours  de la relation thérapeutique, faite de dialogue et d’échanges, permettre à son  consultant de dépasser sa problématique.

L’astropsychologue  aura, quant à lui, grâce à la carte du ciel, une vue directe sur l’origine de la  problématique. Ce qui signifie qu’il  peut voir d’autres problématiques voire des potentialités se trouvant dans le thème sans que le  consultant puisse, ou les connaître, ou les verbaliser. Cela donne à  l’astropsychologue un temps d’avance sur le praticien en psychothérapie, qui lui  doit attendre le résultat de ses investigations (faire passer à son consultant  de nombreux tests, pouvant de surcroît être « plus ou moins agréable, ou plus ou  moins traumatisant »). Aucun questionnaire n’étend parfait, d’autres questions  peuvent être engendrées.

La  vie est évidemment bien plus riche et subtile que ce que je viens d’exposer,  mais elle donne à la personne non initiée à l’astrologie et à la psychothérapie,  la possibilité de mieux comprendre les enjeux et de mieux cerner les deux  manières possibles et complémentaires qui sont utilisées afin d’aborder la  psyché humaine.

De  plus, si la personne se présente dans un état de mal-être, mais présente une  grande timidité, au point de chercher de l’aide, mais sans pouvoir formuler le  pourquoi de sa plainte, alors la connaissance astrologique permet grâce au  symbole et ce qu’il signifie, d’aller chercher au-delà du langage parlé, la  source d’éventuelles problématiques. « Un simple » thérapeute n’aura pas la  possibilité d’avoir cette lecture et devra d’abord faire face à la timidité de  la personne. L’astropsychologue quant à lui, par sa connaissance des croyances  induites par les positions planétaires, pourra poser une première question : «  Vous arrive-t-il de vous sentir triste et abandonné » ?

À  cette question, la personne ne pourra répondre que par l’affirmative —  puisque  l’énergie de départ consécutive à l’aspect Vénus / Saturne dans son thème natal  est une composante de sa psyché — et une ouverture par la parole sera rapidement  possible.

Il  en découlera que la personne se sentira comprise et considérée (le thérapeute me comprend). À  partir de là pourra s’élaborer une véritable alliance thérapeutique solide, qui  par les échanges et le dialogue, permettra petit à petit la résolution de la  problématique.

Les  personnes qui connaissent les thérapies cognitives, comportementales et  émotionnelles ressentiront dans cet exemple la valeur ajoutée que peut apporter  la connaissance de l’astrologie.

Le  thérapeute comportementaliste sait que plus le schéma d’abandon (avec une  croyance de type « personne ne m’aime ») est sévère, plus la relation  thérapeutique sera importante dans le traitement. La  relation thérapeutique est de ce fait la source principale de la guérison par le  soutien qu’elle apporte.  La personne apprend à surmonter son schéma au  travers de la relation thérapeutique. (Un astrologue « tout court » n’a pas les  outils, et de plus ce n’est pas sa fonction de mettre en place une alliance  thérapeutique à travers laquelle une personne pourra régler et gérer sa  problématique).

Par  la confrontation empathique, le thérapeute corrige la distorsion qui fait croire  à la personne que même le thérapeute est en permanence sur le point de  l’abandonner par manque d’amour. En  effet, la personne par le mécanisme de la projection va projeter sa  problématique (« personne ne m’aime ») sur la personne du thérapeute.  Entre en  jeu ici le mécanisme de transfert et de contre-transfert bien connu en  psychanalyse.

Les  techniques cognitives (travail sur la pensée) chercheront  aussi à réduire, par exemple, le  souci obsédant qu’a la personne de vérifier que son partenaire est toujours  là.

Les  techniques cognitives corrigeront les cognitions liées à d’éventuels autres  schémas. Par exemple, l’idée que la personne doit faire ce que lui demandent les  autres afin d’éviter d’être délaissées ; l’idée qu’elle est incompétente,  etc.

Les  techniques émotionnelles sont utilisées pour faire revivre en imagination les  expériences d’abandon ou d’instabilité qui ont leur racine dans les expériences  vécues de l’enfance et ainsi les surmonter. La  personne refait, par l’imagerie — revivre les moments émotionnels pénibles à  l’intérieur de soi en y pensant —, l’expérience des souvenirs du parent qui l’a  quitté ou du parent instable qui était parfois là et d’autre fois non. Ce  travail en imagerie demande une grande présence du thérapeute et une confiance  du consultant dans ce dernier.

Etc.

Du  côté de l’astropsychologue, l’objectif sera, parallèlement au travail du  thérapeute, d’amener l’aspect dysharmonique de l’opposition Vénus / Saturne vers  une plus grande harmonie, à savoir : favoriser le passage du blocage de la  souffrance affective et des sentiments difficilement exprimés vers une plus  grande solidité, plus de constance par un examen logique des sentiments et le  lien retrouvé avec l’intimité de la vie affective.

Je  m’arrête là pour aujourd’hui en ce qui concerne « mes deux casquettes », en  espérant avoir éclairé le lecteur sur ses deux fonctions que sont celles de  praticien en psychothérapie et celle de l’astropsychologue.


Pascal  Patry
Praticien  en psychothérapie
Astropsychologue
Psychanalyste








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